Ma grand-mère cherche un repreneur pour son activité apicole

Véritable passionnée d’apiculture, ma grand-mère adore les abeilles et ne cesse de vanter les vertus thérapeutiques du miel. Comme elle a appris son métier sur le tas, elle a préféré opter pour des ruches Dadant dans lesquelles elle élève plusieurs colonies d’abeilles. Pourtant, plus son âge avance, plus elle manque de force pour continuer son activité apicole. C’est pour cette raison qu’elle cherche actuellement un repreneur de confiance.

apiculture

Un nombre faible de repreneurs

La demande est de plus en plus forte sur le marché du miel et de nombreuses personnes s’investissent dans le domaine de l’apiculture. Malgré la chute du prix du miel, il reste tout de même beaucoup d’apiculteurs installés dans ce domaine. En effet, il faut dire que les vagues d’installation ont connu des périodes de crise, mais c’est dans les années 80 qu’il y a eu un boom d’installation avec l’accroissement du chômage.

Néanmoins, les projets de création sont beaucoup plus nombreux que ceux de reprise. Cela peut s’expliquer par le fait que cette dernière requiert un travail de re-création d’un nouveau système d’exploitation. Toutefois, il existe tout de même des jeunes repreneurs qui sont prêts à s’occuper du nombre élevé d’exploitations professionnelles à transmettre dans les 5 à 10 ans à venir.

Le marché de l’occasion

Ma grand-mère va bientôt faire partie de ces nombreux apiculteurs amateurs qui cessent l’apiculture et se retrouvent sur le marché de l’occasion. Différents matériels tels qu’un extracteur de miel, des colonies, des ruches d’occasion sont disponibles sur ce marché. Ce sont majoritairement des jeunes qui souhaite reprendre cette activité afin d’en faire un réel métier ou un revenu complémentaire. Cependant, les ruches qui se retrouvent sur ce marché sont généralement vides et il revient à ces jeunes de les remplir de manière durable.

ruches occasion

Le profil des nouveaux

Il faut à peu près dix ans pour mettre en place une installation en apiculture. Toutefois, avec les charges de travail et les niveaux de rémunération, il n’est pas aisé de tenir toute cette durée. Les installations sont pour la plupart réalisées par des apiculteurs proches de la quarantaine. C’est avec leur épargne qu’ils constituent leur capital de départ, tandis qu’ils ont une première expérience professionnelle de bon niveau.

Quant aux nouveaux arrivants, ils n’ont habituellement aucun financement propre au départ et ont un niveau professionnel variable. Pourtant, les banques leur accordent rarement un prêt, alors que la Dotation Jeunes Apiculteurs ou les indemnités de départ destinées aux personnes titulaires d’une licence ne permet pas de procéder à une installation.

Miser sur la rigueur et la patience

Pour trouver un repreneur professionnel et sérieux, ma grand-mère a fait appel à un organisme qui propose de l’aider dans ce sens. Le repreneur aura du pain sur la planche, car il devra non seulement trouver des abeilles de qualité mais aussi faire en sorte que chaque ruche reste productive. Ma grand-mère est d’ailleurs assez exigeante sur ce point étant donné qu’elle cherche une personne ayant suivi une formation avec une expérience d’au moins cinq ans dans ce domaine.

Il faut tout de même souligner qu’élever des abeilles et obtenir une production de miel satisfaisante et rémunératrice est un travail de longue haleine. S’occuper de 10 à 50 colonies est encore faisable mais gérer 250 à 350 colonies est presque impossible. Quoiqu’il en soit, le repreneur doit s’investir dans cette activité apicole pendant au moins 10 ans.

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